Un blog pour les moniteurs, mais aussi pour les élèves conducteurs, pour permettre aux premiers d'exercer enfin librement leur métier (leur art!), et offrir aux seconds un enseignement de qualité, à moindre frais, dans une relation de confiance et de liberté.
Rien d'extraordinaire. Passé le premier enthousiasme, Maxence, élève de terminale, n'a plus envie d'aller à l'auto-école car il voit mal l'intérêt, pour lui, d'apprendre à conduire. Après tout, et même si cela peut étonner les gens de mon âge nés avec les 4CV Renault (et les belles américaines à moteurs V8), on a bien le droit de ne pas vouer à la voiture le culte encore rendu jadis, de considérer qu'on peut utiliser d'autres moyens de transport que ces coûteuses caisses à quatre roues et à moteur à explosion. Quant à apprendre cela en plus du reste, il y a tant de choses à faire avant...
Bref, notre Maxence (ou plutôt ses parents) avait versé 300 euro d'acompte, juste de quoi payer les frais de dossier (la paperasserie, les cartouches de l'imprimante, et le fameux forfait-code pour six mois), et commencé sa formation.
Précision. Pas plus que des centaines d'autres élèves, Maxence n'a reçu le moindre cours de code. Il a en réalité assisté à des projections de diapositives, simples simulations d'examen, qui sont suivies d'une correction automatique. Pas la moindre intervention humaine, pas l'ombre d'une nuance, pas l'esquisse d'une précision donnée par un professionnel de l'enseignement de la conduite.
Et pourquoi pas de cours? Parce que la personne qui tient le bureau le samedi matin (les autres jours, c'est semble-t-il différent) est une élève monitrice, qui prépare le BEPECASER, et n'a donc aucun titre pour enseigner. Irrégularité flagrante.
Comme je le disais, Maxence s'est vite lassé. Et il tout simplement fait l'auto-école buissonnière, pendant plusieurs mois. Ce que l'auto-école s'est bien gardée de signaler à ses parents, malgré le fait qu'il s'agissait d'un mineur, malgré le fait que le contrat stipulait expressément que tout défaut d'assiduité était signalé aux “père, mère, tuteur ou représentant légal”, selon la formule consacrée. Le temps a passé, le forfait-code de six mois est arrivé à échéance, et c'est seulement ensuite que les parents ont connu la situation, et voulu résilier le contrat.
Pas facile. L'auto-école veut garder les sous, puisque les frais de dossier lui restent acquis, que le forfait-code a été consommé, et qu'il semble que d'autres frais seraient à prévoir pour récupérer le formulaire désigné par “02”, la demande de passage de l'examen imprimée en saumon sur un formulaire officiel.
Il va donc falloir rédiger une lettre en bonne et due forme. Une lettre recommandée avec avis de réception dont une copie risque fort d'aller jusqu'à la préfecture.