Un blog pour les moniteurs, mais aussi pour les élèves conducteurs, pour permettre aux premiers d'exercer enfin librement leur métier (leur art!), et offrir aux seconds un enseignement de qualité, à moindre frais, dans une relation de confiance et de liberté.
Mais depuis cette date, les liens et les renvois que je m'étais astreint à insérer ont changé ou disparu, ce qui enlève beaucoup d'intérêt à ce que je voulais vous donner à lire. Et si on peut aller ici (cette page), on est loin de pouvoir accéder à tous les documents qui présentaient un intérêt. Bref, la page à laquelle je vous renvoie donne les grandes lignes du projet.
Maintenant, un rappel qui n'est pas inutile, rappelé dans l'annexe 1 du dossier de presse ministériel.
En France, 40 millions de personnes ont le permis de conduire, 80% ou plus dans les tranches d'âge de 25 à 65 ans et plus, mais moins de 50% dans la tranche 18-24 ans. Premier constat: on ne
passe pas son permis à 18 ans, mais bien plus tard, ce qui relativise le problème des "jeunes qui passent le permis"...
En 2007, 1,3 millions de candidats, mais 704.000 reçus, soit seulement un peu plus de 50% de réussite. Imaginons une France où on aurait un tel taux d'échec au brevet des collèges ou au bac...
combien de lycéens dans la rue?
Et dans ces données, une inégalité troublante: 49% de réussite pour la formation traditionnelle, 69% pour l'AAC-conduite accompagnée. De là à dire qu'on apprend vaguement à conduire à
l'auto-école, certes, mais tellement plus et mieux en conduisant la voiture de papa (qui ne sait pas enseigner, lui), il n'y a qu'un pas. Et ce pas permet de relativiser la qualité de la
formation offerte par les auto-écoles, et leur capacité à présenter des élèves ayant atteint le niveau requis.
On entre vite dans le vif du sujet: est-ce l'examen qu'il faut modifier pour obtenir de meilleurs résultats, ou sont-ce les auto-écoles qui doivent changer leurs méthodes et leur mode de gestion
pour atteindre le résultat recherché? Dans le premier cas, une simple circulaire suffirait ("Donnez le permis à 60% des candidats"), dans le second, il faudrait revoir toute la structure de
l'enseignement.
Vous le voyez, nous ne sommes pas au bout de nos peines.