Un blog pour les moniteurs, mais aussi pour les élèves conducteurs, pour permettre aux premiers d'exercer enfin librement leur métier (leur art!), et offrir aux seconds un enseignement de qualité, à moindre frais, dans une relation de confiance et de liberté.
C'est assez rare, cela n'en a que plus de valeur. Je veux ici rendre hommage à une auto-école, et en particulier à son "exploitant" - malgré ce bien vilain mot.
C'est une jeune fille de 22 ans. Elle s'était inscrite, en 2006, dans une auto-école du midi de la France et dont l'enseigne dit bien clairement qu'elle couvre l'intégralité du territoire, y avait passé et réussi l'examen théorique, puis y avait passé trois fois, et trois fois en vain, l'épreuve pratique. Une première fois, pas vraiment prête et capable de réussir, une seconde, considérée comme trop "brutale", une troisième, considérée comme trop peu "dynamique". Ce qui pose quelques questions et sur la formation reçue, et sur les critères retenus par les examinateurs.
Bref, aujourd'hui, il faut tout reprendre à zéro, le bénéfice du code étant lui-même perdu.
Donc, se réinscrire dans une autre auto-école d'un autre département du fait d'un déménagement, après la fin des études et avec l'entrée dans la vie dite active.
On sait bien toutes les difficultés qu'il y a à trouver une auto-école, après en avoir quitté une autre. Le plus souvent, on trouve "porte de bois" quand, venant d'ailleurs et après un échec, on cherche tout de même à passer son permis de conduire. "Pas assez de places d'examen", "trop peu de places même pour mes propres élèves", c'est le plus souvent le discours entendu, à moins d'accepter de payer des frais dits "de transfert de dossier" dont on a bien du mal à comprendre de quelle façon ils multiplient les places d'examen disponibles. De toutes façons, et sans aller chercher plus loin, on est taxé d'un forfait de base, ce qui, souvent, ne correspond que de très loin aux besoins réels.
Que s'est-il passé ici? Tout d'abord, la future élève n'a pas été automatiquement éconduite, et on ne lui a pas davantage demandé des "frais de transfert". Mieux encore, on lui a proposé de résoudre, directement avec la préfecture, un problème administratif né du travail mal ou pas fait par la préfecture du département d'origine. Et elle attend le résultat de la démarche sous quelques jours.
Certes, elle a dû payer un "forfait code", mais à chaque fois qu'elle va à l'auto-école pour s'entrainer, c'est le patron qui est là, avec les élèves, corrige, explique, éclaire par ses connaissances et son expérience, ce qui est tout de même plus agréable que le DVD. Et comme elle a des horaires un peu compliqués du fait de son domaine professionnel, on lui prête évidemment quelques disques pour qu'elle continue à travailler à la maison.
Pour la pratique, si elle arrive à prouver (la précédente auto-école "croit avoir égaré" son livret d'apprentissage, et est bien incapable de fournir un planning) qu'elle a déjà conduit plus de 20 heures, elle n'aura à conduire, et à payer, que le nombre d'heures nécessaire et suffisant pour atteindre le niveau de l'examen, en bénéficiant parallèlement de la conduite supervisée.
Voilà. Tout cela paraît tellement simple. Et pourtant tellement rare...
Bon courage à toutes et à tous.
PS Je n'oublie pas mon rappel. Soyez le prochain ou
la prochaine à m'envoyer votre bulletin d'adhésion, ce que viennent de faire deux personnes samedi dernier. Et notez que se prépare déjà notre assemblée générale annuelle, à la fin du
printemps 2011.