Un blog pour les moniteurs, mais aussi pour les élèves conducteurs, pour permettre aux premiers d'exercer enfin librement leur métier (leur art!), et offrir aux seconds un enseignement de qualité, à moindre frais, dans une relation de confiance et de liberté.
Ça n'a pas traîné. A peine avons-nous sorti le bout de notre nez que commence, ce qu'on appelle dans d'autres circonstances et avec une emphase un peu hors de propos, la répression.
Alors que notre association n'a pas encore d'existence légale, alors que nous sommes encore en train d'organiser notre travail, alors que nous en sommes encore à la phase d'élaboration de ce qui sera notre plate-forme à la fois théorique et technique, déjà nos “ concurrents ”, les exploitants d'auto-écoles dûment agrées, lancent un peu partout des contre-feux pour nous empêcher d'avancer.
Tel salarié qui annonce qu'on l'a plus ou moins contraint à démissionner, ce qui est tellement plus économique qu'un licenciement, en oubliant, semble-t-il de lui payer l'intégralité de son salaire. Il est vrai qu'à titre de lot de consolation, on lui annonce qu'on va lui faire la réputation qui l'aidera à retrouver un travail...
Tel autre se voit contraint à accepter un double employeur, toujours avec un salaire que tout le monde sait plus proche du SMIC que de celui de M. Proglio (simple exemple, vous l'aurez compris), et au prix d'une vie de famille qu'on préfère ne pas trop imaginer.
Un troisième, qui cherche actuellement un travail, se fait dire que ces enseignants “ indépendants ” ne font pas autre chose que de la concurrence déloyale et sont, de plus, dégagés de toute responsabilité, et de toute contrainte de qualité. Il y a des jours où on préférerait vraiment être sourd.
N'ayons pas le début de l'ombre d'une illusion. Ils ne lâcheront pas sans combattre même deux ou trois pour cent de leur chiffre d'affaires (1% de plus d'un milliard d'euro annuel, c'est tout de même environ 12 millions d'euro, un million par mois!), déjà tous plus ou moins plombés par des trésoreries exsangues et une concurrence qu'ils ont décidé eux-mêmes de se livrer de manière déloyale: forfaits d'appel sous évalués, bradage de l'enseignement théorique, personnel au noir, comptabilité douteuse...
Ne nous reste plus qu'à appliquer, comme cela s'est toujours fait, des règles élémentaires mais indispensables de sécurité: pseudonymes neutres, adresses électroniques dédiées à telle ou telle activité, à tel ou tel courrier (j'ai moi-même plusieurs adresses, chez des FAI différents), prudence dans les conversations, et contacts à travers notre blog (dont les commentaires sont modérés, donc sans publication immédiate ou automatique) ou notre adresse électronique dédiée ou à travers le formulaire de contact du blog (moniteurautoecole@laposte.net).
Alors, plus que jamais, on continue. Et bon courage à tous.