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  • : Le blog des moniteurs et des élèves
  • : Un blog pour les moniteurs, mais aussi pour les élèves conducteurs, pour permettre aux premiers d'exercer enfin librement leur métier (leur art!), et offrir aux seconds un enseignement de qualité, à moindre frais, dans une relation de confiance et de liberté.
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 08:33

 

Quatrième séance accompagnée.

 

Pas de chance. Les apprentis-conducteurs de novembre (et des mois suivants) sont souvent contraints à conduire sous la pluie, ou du moins dans la grisaille. Notre séance d'aujourd'hui (dimanche après-midi) ne fait pas exception à la règle, et nous avons joué de l'essuie-glace à plusieurs reprises.

Mais cela est pourtant intéressant. Trouver la manette des essuie-glaces, savoir dans quelle position on est dans l'intermittence, la petite ou la grande vitesse, utiliser le lave-glaces (devant, derrière), tout cela tout en roulant et sans quitter le volant des mains (et la route des yeux), et savoir comment on allume les feux de croisement, et le feux arrière de brouillard et les feux avant, vérifier au tableau de bord, constater les effets de ces feux, repérer ceux qui ont allumé les bons ou les mauvais feux quand il pleut... de quoi occuper l'esprit pendant un petit moment, et surtout de quoi constater que toutes ces manœuvres relativement simples n'ont été que peu évoquées en 20 heures de leçons (à l'auto-école, on n'a pas le temps...).

 

Programme homogène aujourd'hui: conduite sur voie rapide/périphérique/autoroute, tout ce qui est à sens unique avec entrées et sorties effectuées à vive allure.

En tout, près de 70 kilomètres avec presque exclusivement ce genre de terrain de jeu. Il faut donc savoir entrer (observation, décision, mise en œuvre) et aussi laisser entrer les autres automobilistes, savoir sortir (problème des allures à respecter, du freinage, et, accessoirement, de la gestion de la grille des rapports, sans oublier les placements sur les deux, ou trois, voies), savoir se comporter dans le flot des véhicules (allure, placements, gestion des rapports de boite).

Accessoirement, nous avons repris l'excellent exercice sur les giratoires, toujours difficile du fait de la difficulté à maintenir des allures relativement faibles (le pied est trop souvent en appui sur l'accélérateur), ce qui perturbe les trajectoires, et aussi du fait de l'absence de normes claires sur les placements, sans compter les multiples exceptions à la signalisation qui semblent faites pour "pimenter" le parcours des automobilistes.

 

Dans le domaine interne (tableau de bord) comme externe, il y a encore pas mal à faire pour créer des automatismes, mais on avance bien, du moins quand on constate les progrès réalisés en si peu de temps.

Je ferai un point plus complet et plus précis dans mon prochain compte-rendu, en utilisant les notes prises sur le carnet ouvert pour cette période de conduite accompagnée. Le livret d'apprentissage, qui ne reprend que les dates et le nombre d'heures et de kilomètres est en effet bien insuffisant pour assurer un suivi pédagogique digne de ce nom.

 

Pour ce qui est de la séance d'aujourd'hui, elle a été plus détendue que la précédente, et tout à fait de nature à préparer le jeune Padawan aux 200 kilomètres qu'il doit faire dans quelques jours.

 

Et vogue la galère. Car il (ne) s'agit souvent (pas toujours) de galère.

 

(La suite très bientôt)

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